Chapitre 1 : L'Anatomie du Déni Bloc #1 : Le Conflit d'Intérêts des Élites
Si les magistrats et les dirigeants occidentaux ne rejettent pas les croyances religieuses, ils envoient le signal qu’elles sont crédibles. Ils laissent croire qu’utiliser des compréhensions archaïques pour expliquer le sens de la vie, l’absolu et le pourquoi de l’existence n’a aucune conséquence sur l’organisation des humains. Il en va de même pour les nations qui divisent l’humanité : leur existence semble inoffensive puisque ces autorités suprêmes les cautionnent.
Mais ces personnes au service de leur patrie, grassement rémunérées par elle, peuvent-elles réellement dénoncer le concept même de nation ? Évidemment non. Tout le monde se retrouve alors emporté dans leurs dénis de réalité.
Nous naviguons ici à contre-courant. Alors que tous les magistrats et les dirigeants sont réunis pour la seule cause de leur patrie, personne n’agit dans l’esprit de rendre l’humanité cohérente. Qui d'entre eux oserait se lever et s’élever contre ce système ?
Les magistrats peuvent condamner leur État, mais ils ne condamneront jamais la souveraineté de leur nation. Jamais. Il faut impérativement une perspective extérieure pour le faire. L'individu qui s'y risque aura alors tous les systèmes de justice et les consciences collectives des dirigeants contre lui.
« Vaste programme ! »
C’est ainsi depuis toujours. Faire face aux représentants de la justice, c'est affronter des individus achetés par le système, assurés d’une retraite aisée par le pays qu'ils servent. Qui oserait s’élever contre cette organisation globale, même si elle rend l’humanité insensée et la mène à sa perte ?
« Faudrait être fou ! »
« Si tu es fou, dis-le ! Si tu as du temps à perdre, dis-le ! »Ce n’est pas un pour tous et tous pour un. C’est un contre tous, ou plutôt : un pour tous et tous contre lui. C'est le prix à payer lorsque l'on s'attaque à l’identité même des gens.
Pourtant, renversons la perspective. Si un jour, par la cohérence, tout le monde en vient à s’identifier à l’humanité et à la vie, qui oserait alors s’élever contre un tel principe ? Les adultes offrent leur conduite en modèle aux plus jeunes qui se forment l'esprit. Or, tolérer le silence actuel revient à leur enseigner une complicité criminelle : « Personne ne dit rien contre la menace nucléaire, alors cela veut dire qu’elle est bonne ! »